Comment apprendre par soi-même (pourquoi être autodidacte)
"L'apprentissage n'est pas atteint par hasard, il doit être recherché avec ardeur et diligence."
Abigail Adams
Si tu regardes le système éducatif actuel, tout semble fonctionner à l’inverse. On te dit quoi apprendre, comment l’apprendre, et des fois pourquoi… mais bien trop tard.
Pas étonnant que tant de gens perdent leur curiosité naturelle.
Si l’apprentissage n’est pas un hasard comme le dit Adams, pourquoi est ce que c’est si souvent un échec ?
Prends un exemple simple : les cours de maths. On nous demandait d’apprendre des concepts comme les intégrales. Difficile de faire plus abstrait. Si personne ne t’explique à quoi ça sert, comment tu veux être motivé à apprendre ça ? Pourquoi même tu te prendrait la tête à vouloir l’apprendre ? La manque de motivation n’est que la conséquence logique.
Maintenant, compare ça à quelque chose qui t’intéresse vraiment…
Personne ne m’a forcé à apprendre les sorts de tous les personnages de League of Legends. Pourtant, je l’ai fait naturellement. Pas parce que c’était facile ou parce que j’y étais obligé, mais parce que j’y voyais un intérêt immédiat.
C’est pas un apprentissage que j’ai subi. Je l’ai choisi, directement appliqué, et il s’est intégré de manière naturelle et durable.
C’est ça, la différence entre un apprentissage imposé et un apprentissage motivé. Et c’est précisément ce que le système éducatif échoue à proposer.
Tout a changé… sauf l’éducation.
Ce qu’on devait apprendre en dix ans avant peut maintenant s’apprendre en quelques heures sur YouTube.
Alors pourquoi continue-t-on à forcer des cursus rigides, où l’objectif est moins d’apprendre que de remplir un programme ?
L’éducation classique essaie de formater tout le monde dans un moule unique. Mais ce modèle ne correspond plus à notre époque. La solution, c’est de devenir autodidacte.
Et ce n’est pas qu’une question d’apprendre par soi-même…
C’est apprendre en fonction de ses besoins, au moment où c’est nécessaire, et d’une manière qui résonne vraiment avec nous. C’est se concentrer sur des projets concrets, des problèmes réels, et laisser la curiosité guider nos découvertes.
Ce modèle a un énorme problème : il n’est pas enseigné. L’éducation classique ne te montre pas comment apprendre. Elle te donne des réponses avant même que tu aies posé des questions.
Et c’est là tout le problème.
Quand tu apprends par toi-même, tu commences par :
- découvrir ce qui t’intéresse
- puis tu cherches des solutions
Tu testes. Tu ajustes à l’infini…
C’est un apprentissage vivant, en constante évolution.
Et c’est cette capacité qui fait toute la différence dans le monde d’aujourd’hui :
- savoir apprendre
- à ton rythme et avec tes outils
- en fonction de tes propres objectifs
Auto éducation : apprendre par soi-même, mais pas seulement
Je ne parle pas juste regarder des tutoriels ou lire des articles. C’est un mélange d’autodidactie et d’auto-expérimentation.
Tu n’attends pas qu’on te donne les réponses, tu les cherches activement.
Tu ne te contentes pas de suivre des règles, tu les mets à l’épreuve.
Et surtout, tu adaptes tout ce que tu apprends à ta propre réalité.
Être autodidacte, c’est savoir apprendre à apprendre. Et dans un monde où les compétences évoluent constamment, c’est l’une des capacités les plus importantes.
Mais ce n’est pas inné : tu ne deviens pas un autodidacte en un jour. C’est un processus qui commence par la curiosité et s’enrichit à mesure que tu testes, que tu échoues, et que tu ajustes.
C’est une façon de penser, un état d’esprit.
Tu choisis :
- ce que tu veux apprendre
- quand tu veux l’apprendre
- comment tu veux l’apprendre
Tu es à la fois :
- l’élève
- le professeur
- et le terrain d’expérimentation
Non, ça ne signifie pas apprendre n’importe comment. Ca veut dire construire ses propres systèmes basés sur ton fonctionnement, tes besoins, et tes intérêts.
On ne t’impose pas un programme rigide où tout est théorique et où tu ne vois jamais comment appliquer ce que tu apprends. Tu choisis ce qui te parle, ce qui est utile, ce qui t’inspire. Et tu avances à ton rythme, en fonction de tes priorités.
Mais cette liberté vient avec un défi : il n’y a pas de route toute tracée.
Définir la route : explorer pour trouver sa direction
Comment savoir où aller si tu ne connais même pas les options ?
C’est la première étape dans l’auto éducation : explorer, tester, et découvrir tes centres d’intérêt.
Au début, l’objectif n’est pas d’être un expert, mais d’en savoir un peu sur beaucoup de choses. Lire des livres, regarder des vidéos, écouter des podcasts, essayer des projets simples. L’idée, c’est de toucher à tout pour comprendre ce qui résonne.
C’est un processus de découverte :
- tu élimines ce qui ne t’attire pas
- tu affine ta vision
- tu te construis un socle de connaissances variées
Et en même temps, tu apprends quelque chose d’encore plus important : comment toi, tu apprends.
L’apprentissage est une boucle. Tu découvres un sujet, tu testes, tu échoues, tu ajustes. Et au fur et à mesure, tu construis une vision plus claire de ce que tu veux faire, et comment tu veux le faire. C’est en avançant que les choses deviennent évidentes, pas avant.
Cette boucle constante d’apprentissage et d’ajustement, c’est ce qui transforme une curiosité en compétence, et une compétence en passion.
Mais ce processus ne se limite pas à l’apprentissage d’une compétence. C’est une manière d’élargir ton esprit. Tu as de nouvelles idées, tu crées de nouvelles connexions. Tu deviens un meilleur penseur, un meilleur créateur, simplement parce que tu exposes ton cerveau à une diversité d’informations et de perspectives (de qualité).
Le principal défi est la plus grande opportunité
Apprendre par soi-même, c’est excitant. Mais c’est aussi intimidant. Quand tu es autodidacte, il n’y a pas de chemin tout tracé. Pas de prof pour valider tes progrès. Pas de diplôme pour certifier que tu es "prêt". Et c’est là que beaucoup de gens abandonnent. Parce que l’incertitude est compliqué à gérer.
Dans un système éducatif classique, tout est structuré. Tu avances selon un programme clair, avec des étapes prédéfinies. Mais là, c’est toi qui construis ton programme. Et ça veut dire accepter l’incertitude, le doute, et parfois (souvent) l’échec. Mais c’est aussi ce qui en fait une opportunité incroyable.
Parce que dans cette absence de structure, il y a une liberté totale. Tu peux apprendre exactement :
- ce dont tu as besoin
- au moment où tu en as besoin
T’es pas obligé de suivre un programme qui couvre 80 % de contenu inutile pour toi. Tu te concentres sur ce qui compte vraiment, sur ce qui t’aide à avancer, ici et maintenant.
Prenons un exemple concret : imagine que tu veux lancer un projet en ligne. Dans une éducation classique, on te dirait d’abord d’apprendre les bases du marketing, puis de la comptabilité, puis peut-être un peu de design.
Mais au lieu de ça, tu te lances et tu arrive à un blocage. Du coup, t’es forcé d’aller chercher à apprendre comment résoudre ton problème (souvent un manque de compétence). Puis tu avances un peu, et tu re bloques. Et ainsi de suite. C’est un level up en allant chercher la solution réellement quand tu en as besoin, pas avant. C’est apprendre "juste à temps".
Mais pour avancer dans cette liberté, il faut une chose essentielle : savoir poser les bonnes questions.
Parce que ce ne sont pas les réponses qui manquent aujourd’hui. Ce qui compte, c’est de savoir :
- quoi chercher
- où chercher
- et comment transformer ces réponses en action.
C’est un processus actif. Tu ne te contentes pas de consommer de l’information, tu l’appliques, tu testes, tu tires tes propres conclusions.
Face à la réalité
Tout commence par une question : qu’est-ce que je veux vraiment apprendre ?
Cette question, simple en apparence, est souvent la plus difficile. Parce qu’elle demande de poser un regard honnête sur soi-même, sur ses envies, ses intérêts, et ses aspirations. Mais une fois que tu as une direction, même vague, tout devient plus clair. Tu peux commencer à avancer, même si le chemin est flou.
L’apprentissage par projet est la clé. Au lieu de t’attaquer à des montagnes d’informations, tu te concentres sur un objectif concret. Par exemple, si tu veux apprendre à coder, tu ne commences pas par lire des centaines de pages de théorie. Tu définis un projet, et tu apprends ce qu’il te faut au fur et à mesure pour avancer.
Ne t’attarde pas sur les problèmes à plus de 24 heures. Concentre-toi sur le prochain pas. Trop souvent, on se paralyse en imaginant tous les obstacles possibles. Mais en réalité, la plupart de ces obstacles n’arriveront jamais. Et ceux qui arriveront, tu seras bien plus préparé pour les affronter, parce que tu auras avancé entre-temps.
Ne dépend pas d’une seule source. Les livres, les vidéos, les mentors, tout ça peut t’aider, mais au final, c’est à toi de faire le travail. Tu es ton propre journaliste. Faire tes propres recherches, tester par toi-même, créer tes propres frameworks. C’est ce qui te donne un véritable sentiment de contrôle sur ton apprentissage.
Apprendre à apprendre, puis apprendre ce que tu veux
Le monde a changé, mais l’éducation reste bloquée.
Aujourd’hui, l’apprentissage n’a plus besoin de suivre des règles rigides. Il peut être flexible, adapté, et surtout, aligné avec ce qui te parle vraiment.
L’important, ce n’est pas juste d’accumuler des connaissances. C’est de développer une compétence bien plus rare et précieuse : apprendre à apprendre. Savoir comment poser les bonnes questions, chercher les bonnes réponses, et transformer ce que tu découvres en actions concrètes.
Etre autodidacte, c’est pas seulement un moyen d’acquérir des compétences. C’est une opportunité de te connaître toi-même, de construire un parcours qui te ressemble, et de t’ouvrir à des possibilités infinies.
Alors, commence par la base : explore. Lis. Regarde. Teste. Découvre ce qui te passionne. Puis, concentre-toi sur un projet. Apprends ce dont tu as besoin, au moment où tu en as besoin.
Apprends à apprendre, puis apprends ce que tu veux.
Merci d’avoir lu jusqu’au bout, et bon week-end !
LA