Arrête de gérer ton temps (ce qu'il faut vraiment optimiser)

On parle beaucoup d’optimiser son environnement : où travailler, avec qui, comment structurer ses journées… Mais il y a une question qu’on oublie presque toujours : quand faire les choses.

Parce que, même si le temps est linéaire, notre énergie, elle, ne l’est pas.

Elle fluctue. Elle monte et elle descend. Et la clé, c’est d’apprendre à surfer sur cette vague, plutôt que d’aller à contre-courant.

Si tu te synchronises avec ton énergie, tout devient plus fluide. Sinon, tu gaspilles tes efforts sur des périodes où tout demande deux fois plus de discipline.

Et la différence est énorme : 1 heure de travail au bon moment peut valoir 4 heures au mauvais.

Ce n’est pas un problème de discipline. C’est une question de biologie.

Beaucoup pensent que leur manque de productivité vient d’un problème de motivation ou d’effort.

Mais c’est faux.

La vérité, c’est qu’ils ne travaillent pas au bon moment. Ils forcent quand leur énergie est au plus bas, se battent contre leur rythme naturel, et finissent frustrés de ne pas avancer.

Regarde autour de toi : on vit dans une société qui s’attend à ce qu’on soit également productif à 8h du matin qu’à 14h après le déjeuner. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche.

Ton corps a des pics et des creux d’énergie, et si tu les ignores, tu es condamné à travailler 2 fois plus pour des résultats 2 fois moins bons.

Le pire, c’est que la plupart des gens ne se posent même pas la question. Ils suivent le rythme des autres : les horaires imposés, les obligations, les attentes extérieures. Ils s’adaptent, mais à quel prix ? Ils sacrifient leur propre efficacité.

Pire encore : ils multiplient les distractions, les réunions, les tâches secondaires, et finissent leur journée épuisés, sans avoir avancé sur ce qui compte vraiment. Et ce coût, c’est pas juste une journée perdue. Ça s’accumule. Au bout d’un an, voire dix ans, c’est un potentiel immense qui est passé à la trappe.

La réalité est simple : gérer son énergie est plus important que gérer son temps. Il faut de demander “quand”…

Toutes les heures ne se valent pas

Tout le monde a 24 heures dans une journée, mais ce n’est pas ce qui compte. Ce qui fait la différence, c’est quand tu utilises ces heures.

Imagine deux heures de travail. Dans l’une, tu es plein d’énergie, concentré, et tout semble fluide. Dans l’autre, tu te bats contre toi-même, tu forces chaque tâche, et le simple fait de réfléchir te demande un effort colossal. Résultat ? Ces deux heures ne produisent pas du tout le même impact.

On prévoit nos journées à l’envers. La plupart des gens organisent leur emploi du temps en fonction des créneaux disponibles, des réunions imposées, ou des contraintes extérieures. Mais ils oublient la chose la plus importante : leur propre énergie.

Quand tu bosses pendant tes pics d’énergie, c’est comme surfer une vague. Tout est plus rapide, plus fluide, et beaucoup plus agréable. Tu avances avec une discipline naturelle, presque sans effort. Par contre, si tu travailles dans un creux, c’est comme ramer à contre-courant. Tout devient laborieux, frustrant, et lent.

Le problème, c’est que personne ne nous apprend à reconnaître ces moments. On nous a dit de travailler fort, d’être constant, mais jamais de comprendre comment notre énergie fonctionne. Résultat : on gaspille les heures où on est à notre meilleur potentiel, et on force sur celles où on est déjà à bout.

Si tu réalises ça, tout change.

Tu comprends que 1 heure au bon moment vaut 4 heures au mauvais.

Pas parce que tu travailles plus vite, mais parce que tu travailles aligné avec ton rythme. Tu n’as pas à forcer. Tu es en phase avec toi-même.

La clé ? Arrête de remplir ton agenda en fonction des cases disponibles. Commence par identifier les moments où ton énergie est à son maximum, et protège-les à tout prix. Sinon, c’est gâcher les heures les plus précieuses de la journée.

Toutes les tâches ne se valent pas

Tu l’as sûrement déjà remarqué : certaines tâches te vident complètement, alors que d’autres te redonnent de l’énergie.

Ce n’est pas qu’une question d’effort physique ou mental, c’est une question de charge mentale.

Prenons un exemple simple : aller à la salle de sport. Si tu y vas seul, tu dois penser à ton programme, te motiver, te corriger… et ça te coûte en énergie mentale, au-delà de l’effort physique. Maintenant, imagine que tu as un coach. Il te guide, te motive, et tout ce que tu as à faire, c’est suivre. Résultat ? Même avec un effort physique équivalent (voire supérieur), la séance te semble plus simple. Pourquoi ? Parce que ta charge mentale a été allégée.

C’est la même chose pour ton travail. Certaines tâches nécessitent une décision constante, des ajustements, une attention soutenue. D’autres, par contre, sont presque automatiques, voire stimulantes.

La différence entre les deux, c’est leur impact sur ton énergie globale.

C’est là qu’il faut apprendre à poser la bonne question : comment rendre cette tâche plus énergisante ? Parfois, c’est en la simplifiant. D’autres fois, c’est en déléguant. Mais le but, c’est toujours de diminuer le coût énergétique des frictions.

Chaque tâche n’a pas le même poids. Si tu essaies de traiter toutes tes activités de la même manière, tu finis épuisé sans avoir avancé. Mais si tu te concentres sur celles qui comptent vraiment, et que tu optimises leur coût énergétique, tu libères un potentiel énorme.

L’énergie est un arbitrage. Ce n’est pas seulement une question de combien tu en dépenses, mais de comment tu la gères.

Chaque tâche devrait être allouée au bon moment, en fonction de ton pic ou de ton creux d’énergie.

Une activité lourde mentalement doit être placée dans un moment où tu es naturellement plus alerte.

Une tâche plus légère, ou répétitive, peut aller dans un moment de creux, où tu peux fonctionner en pilote automatique.

À la fin, tout est une question de stratégie. Ce n’est pas combien d’heures tu travailles qui compte, mais comment tu investis ton énergie dans les tâches qui t’importent le plus. Objectif efficience.

Chronobiologie et rythme naturel

Se connaître soi-même, c’est la base de tout. Pourtant, c’est un aspect que beaucoup de gens négligent : ils travaillent, mangent, dorment en suivant des horaires imposés, sans jamais se demander comment eux, personnellement, fonctionnent. Mais ton corps, lui, a un rythme, une sorte de "métabolisme énergétique" unique que tu dois comprendre pour exploiter ton plein potentiel.

La science a un mot pour ça : chronobiologie. En termes simples, c’est l’étude des cycles naturels de ton corps (tes pics et tes creux d’énergie au cours de la journée).

Et tout le monde n’a pas le même rythme. Certains sont des "lève-tôt" (chronotype matinal), d’autres sont des "oiseaux de nuit" (chronotype tardif). Et puis, il y a ceux qui se situent entre les deux. Si tu ignores ton chronotype, tu forces ton corps à aller contre sa nature. On revient là au fait de nager à contre-courant : tu perds de l’énergie inutilement.

L’objectif, ce n’est pas de se battre contre son rythme, mais de surfer dessus. Identifie quand ton énergie est au top, et réserve ces moments pour les tâches qui demandent le plus de concentration et de créativité. Par exemple, si tu sais que ton pic d’énergie est entre 8h et 11h, utilise ce créneau pour l’investir sur tes vrais priorités.

Et les creux ? Ils ne sont pas inutiles pour autant. Ces moments où tu te sens moins alerte peuvent être parfaits pour des tâches plus légères (organisation, batching,..). En fait, la pensée divergente (celle qui stimule la créativité) est souvent plus accessible pendant ces périodes, où ton esprit est moins rigide.

Le problème, c’est que beaucoup vivent dans une routine qui va à l’encontre de leur biologie. On nous pousse à travailler de 9h à 18h, en suivant un rythme linéaire qui ne prend pas en compte nos variations d’énergie.

Mais c’est pas une fatalité. Même avec des obligations, tu peux adapter ton mode de vie pour mieux respecter ton rythme naturel.

Vivre aligné avec son énergie, c’est aussi être 100% présent:

  • si tu travailles dans un creux, frustré de ne pas être productif, tu gaspilles tes forces.
  • si tu essaies de te détendre en pleine journée, tout en pensant au travail, tu ne récupères pas vraiment.

L’objectif, c’est d’être pleinement concentré quand tu travailles, et pleinement détendu quand tu te reposes.

Pas d’entre-deux. Pas de forcing.

En comprenant ton rythme, tu peux structurer ta journée autour de ton énergie, et non l’inverse. Tu peux créer un mode de vie où tu es naturellement plus productif, où atteindre le flow devient une seconde nature, et où chaque jour est optimisé non pas pour les heures, mais pour leur valeur.

L’énergie avant tout

Gérer ton temps est important. Mais gérer ton énergie, c’est ce qui fait vraiment la différence.

Si tu ignores tes rythmes naturels, tu te condamnes à travailler contre toi-même. Si tu apprends à les comprendre et à les exploiter, tu peux accomplir plus en moins de temps, avec moins d’effort.

Le temps est une ressource fixe, mais ton énergie est une ressource que tu peux optimiser.

Elle fluctue.

Et la clé pour en tirer le meilleur parti, c’est de respecter ces fluctuations, de travailler avec elles.

Maintenant qu’on a été en profondeur, voici comment faire de manière plus concrète :

Comment restructurer ton énergie

1. Audit

Tu vas avoir 2 parties dans cet audit :

  • ton niveau d’énergie tout au long de la journée
  • l’impact de tes activités sur tes niveaux d’énergie

Commence par t’observer tout au long de la journée. Note les moments où tu te sens le plus concentré, alerte, ou motivé. Identifie aussi les périodes où tu te sens ralenti ou épuisé.

Tu peux faire ça pendant une semaine et définir les blocs de temps en “énergie haute” ou “énergie basse”.

Le 2ème point, c’est d’auditer tes activités. Le mieux ici, c’est de lister les choses. Liste toutes les activités qui te prennent de l’énergie (et note à quel point c’est le cas), et toutes celles qui t’en redonne.

Ces observations sont la base pour comprendre ton propre chronotype.

2. Prise de conscience et comprendre ton rythme

Ton énergie fluctue naturellement. Ce n’est pas une faiblesse, c’est biologique.

Grâce à l’audit, tu vas pouvoir ici trouver des corrélations.

  • Blocs de temps : est ce que tu as toujours beaucoup d’énergie de 8h à 10h ? Est ce que tu as souvent du mal à te concentrer à 14h ? Comment se passe en général tes soirées ?
  • Activités : Est ce que certaines typologies d’activités te volent toujours de l’énergie ? Est ce que d’autres t’en redonnent toujours ?

Une autre manière de faire, c’est simplement en te demandant quand tu as été le plus productif ? Le plus créatif ? Le plus somnolant ?

C’est en respectant ces constats que tu pourras vraiment en tirer profit.

3. Reconstruire ton planning

Tu as toutes les infos. Maintenant, il faut simplement les retranscrire dans ton planning pour le transformer en emploi du temps respectueux de tes pics et creux d’énergie.

  • Réserve tes moments d’énergie maximale pour avancer sur tes priorités en deep work. Et protège à tout prix ces blocs de temps
  • Alloue les périodes de creux à des tâches plus faciles, moins importantes, ou des choses répétitives à faire en mode batching
  • Optimise ton environnement pour les périodes où tu es le plus créatif, en acceptant de ne pas être forcément productif
  • Planifie des moments de récupération stratégiques (pauses actives)

4. Itérer et ajuster

Tu as un planning cohérent, mais t’as pas fini le jeu. T’as simplement définis les règles du niveau 1.

Tu as une base solide à tester, et à ajuster au fil du temps. Repasse régulièrement en mode audit pour valider que tout est bien aligné, et analyse ce qui peut encore être amélioré.

La chose la plus importante, c’est de protéger à tout prix tes créneaux d’énergie maximale. C’est le créneau le plus stratégique de la journée, où tu auras le plus gros rendement. Si ces créneaux sont bien protégés, il y a de grandes chances que ta journée soit globalement réussie.

Pour résumer tout ça : trouve ton rythme et respecte le. Si tu le fait réellement, tu verras que tout devient plus simple, plus fluide, et infiniment plus efficient.

C’est tout pour aujourd’hui. Celle-ci était un peu plus longue, mais j’espère que tu en as tiré le maximum.

Bon week-end !

LA.

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